Site du projet : Marseille

Marseille est la deuxième ville la plus peuplée de France après Paris. La ville est cependant beaucoup plus étendue que Paris puisque sa superficie est de 240 km² soit plus de 2 fois l’aire de la capitale et plus de 5 fois celle de Lyon, 3e ville de France après Marseille, d’où une faible densité d’habitants puisque Marseille ne compte “que” 821 000 habitants. Surnommée la Cité phocéenne, en raison de sa fondation vers 600 avant J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie Mineure sous le nom de Massalia, elle est la plus ancienne implantation urbaine de France. Elle est également le premier port de France et de Mediterranée. Selon les dernières estimations au 1er juillet 2005, son agglomération constitue la troisième de France selon l’INSEE. La population de son aire urbaine est estimée à 1 605 000 habitants en 2007. Marseille est la préfecture du département des Bouches-du-Rhône et le chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

( Comparaison de la ville de Marseille et de la ville de Paris à la même échelle.
Marseille est plus de deux fois plus grand pour environ trois fois moins d’habitants. )

 

Un territoire historique défini par des obstacles naturels

Son territoire historique forme une sorte d’amphithéâtre, enserré par la mer à l’ouest, par des montagnes (les calanques) au sud avec Marseilleveyre, par la Côte Bleue au nord avec l’Estaque et par les chaînes de l’Étoile et du Garlaban au nord-est.

Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s’étale sur un territoire extrêmement vaste, quatrième commune de la France métropolitaine par sa superficie. Ainsi sa densité (3 318 habitants au km2) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que Lyon (10 000 h/km2) ou Paris (20 164 h/km2) mais comparable à celle de Toulouse (3 300 h/km2) . Dans le sens Nord/Sud, la ville s’étend sur 14 kilomètres, entre Notre Dame Limite et le Vieux port considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux calanques de Sormiou et Morgiou qui font partie du 9e arrondissement de Marseille. En longeant la mer Méditerranée cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier Callelongue, depuis l’Estaque.

Marseille est une des rares villes qui n’ait pas de banlieues à proprement parler, ces dernières sont en fait parties intégrantes de la ville (les-dits Quartiers nord sont les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements).

 

 

Le climat de Marseille

 

L’ensoleillement

Exceptionnel sur le département : Aix-en-Provence et Marseille, avec plus de 2800 heures d’ensoleillement moyen par an, détiennent le record de France.

 

Les records de températures depuis 1951 à Marseille :

Température la plus basse :
-13.3°C le 10 février 1956
Température la plus élevée :
40.6°C le 26 juillet 1983

Année la plus chaude : 1997
Année la plus froide : 1956

La douceur du littoral : Des Saintes-Maries-de-la-Mer à Cassis et La Ciotat, la côte bénéficie de la douceur de la Méditerranée qui atténue les grands écarts thermiques, plus fréquents dans l’intérieur.
Ainsi le nombre de jours de gelée augmente régulièrement du littoral vers l’intérieur des terres. A l’opposé, on observe plus de jours très chauds (avec une température maximale>=30°C) à l’intérieur du département qu’en bord de mer.

Des étés torrides :

A l’intérieur des terres, les températures estivales dépassent régulièrement les 35°C, notamment en juillet, le mois le plus chaud de l’année. Au cours d’épisodes caniculaires, les 40°C peuvent être dépassés sous abri.
Lors de la vague de chaleur de l’été 2003, qui s’est étendue sur plusieurs semaines, on a souvent dépassé les 40°C. Auparavant, les 2 vagues de chaleur mémorables étaient celles de juillet 1982 (42°C à Cassis) et de juillet 1983 (42°C à Châteaurenard et en bord de mer: 40.6°C à Marseille).
Il s’agit ici de températures mesurées sous abri. Au cours de la nuit, les températures minimales au voisinage du sol et hors abri, sont généralement plus basses. En milieu d’après-midi, les températures maximales mesurées au sol ou hors abri sont aussi plus élevées.

Des hivers très froids :

Les Bouches du Rhône ne sont pas à l’abri de vagues de froid où les températures minimales peuvent descendre la nuit bien en dessous des –10 ou –15°C et, dans la journée, ne pas dépasser les 0°C. Ce fut le cas en janvier 1985 (Marseille : Tmin=-9°C, Tmax=-6°C le 8), au cours de l’hiver 1962-1963, continûment froid (-12.8°C et –1°C de minimales et maximales à Salon le 23 janvier 1963) et bien sur en février 1956 : la vague de froid qui a pulvérisé tous les records : -13.3°C et -10°C de minimales et maximales à Marseille le 10.

La neige :

La neige est rare sur le département mais certains épisodes remarquables ont apporté plus de 20 cm de neige tels ceux de février 1954, février 1959, décembre 1962, janvier et février 1963 ou janvier 1987. En 1999 la neige est arrivée très tôt et avec des quantités importantes (30 cm à Belcodène le 21 novembre).

Les précipitations :

Hauteur maximale de pluie en 24 heures depuis 1951 à Marseille :
200 mm le 19 septembre 2000 et le 1er décembre 2003
Année la plus sèche : 1989 avec 262 mm
Année la plus arrosée : 1951 avec 945 mm

 

Le département figure parmi les plus secs de France avec en moyenne de 600 à 700 mm de précipitations et moins de 550 mm sur le littoral et le pourtour de l’étang de Berre.La caractéristique du régime de précipitations méditerranéen est son extrême irrégularité : les pluies se produisent en un faible nombre de jours (environ une soixantaine par an), très mal répartis au cours de l’année. A une longue période de sécheresse estivale succède généralement un automne très arrosé. Souvent les précipitations automnales (de septembre à novembre) contribuent, en 3 mois, à plus du tiers des normales annuelles.
Les records en 24 heures, se produisent majoritairement à l’automne et peuvent dépasser les moyennes des pluies automnales, atteignant souvent les 200 mm.

Ces fortes pluies provoquent des dégâts par ruissellement urbain ou débordements de rivières ou de fleuves. On se souviendra des inondations sur Marseille en septembre 2000 et décembre 2003. Des épisodes paroxysmiques ont entraîné des débordements spectaculaires de la Durance (janvier 1994) ou du Rhône (octobre 1993, janvier et novembre 1994, novembre 1996, septembre et novembre 2002 et enfin décembre 2003).

 

 

La sécheresse :

Les régions méditerranéennes figurent parmi les moins arrosées de France. De plus ces régions sont réputées pour la sécheresse endémique des étés. Le scénario à éviter est celui d’une sécheresse estivale se poursuivant pendant les mois d’automne, scénario s’aggravant si l’hiver qui suit est à nouveau sec.Ce scénario s’est répété sur les Bouches-du-Rhône pendant plusieurs années consécutives, de 1988 à 1992 et à nouveau de 2003 à 2006.

 

 

La première conséquence d’une sécheresse automnale est un retard dans la reconstitution des réserves en eau, superficielles puis profondes, des sols. Cette phase se reporte alors pendant l’hiver : mais si celui-ci est à nouveau sec, le scénario ne fait alors que s’aggraver. Au printemps suivant, les nappes phréatiques se rechargent plus difficilement, car les pluies, même importantes, sont directement utilisées par la végétation en pleine croissance, ou évaporées.

 

Les vents :

 

Le mistral ou « Maître Vent » de la Provence souffle du nord dans le delta du Rhône et s’oriente au nord-ouest sur les Calanques. Il est souvent synchronisé avec la tramontane, qui souffle sur le Roussillon, et confère à l’air une transparence exceptionnelle. L’hiver, il procure une sensation de froid intense, en revanche il disperse bon nombre de polluants. L’été, il accélère le dessèchement de la végétation et la propagation des incendies de forêts. Il souffle tout au long de l’année, ses deux saisons de prédilection étant l’hiver et l’été. A Marignane, il souffle 74 j/an à plus de 60 km/h (près d’un jour sur 5). Sur le département, il dépasse régulièrement les 100 km/h, les derniers épisodes mémorables de mistral, avec des rafales avoisinant les 120 voire 130-140 km/h, datant de février 2002, décembre 2003, novembre 2004, avril et décembre 2005, mars 2006.

 

Les vents d’est ou de sud-est, moins fréquents que le mistral, sont aussi violents. Ils surviennent quand une dépression importante arrive sur l’Espagne. Si, de plus, un anticyclone existe sur les Balkans ou l’Italie, on a alors de fortes chances d’avoir une tempête d’Est. Ces vents « marins » précèdent et accompagnent les pluies, qui peuvent être alors fortes. Ils sont fréquents en automne, plus rares l’été. Quelques dates mémorables de tempêtes méditerranéennes : décembre 2005, février 2004, décembre 2003, novembre et décembre 2001, novembre et décembre 1997. Plus rare, le vent de sud-ouest (le labé) peut souffler en tempête et provoquer une « largade » avec de nombreux dégâts comme en janvier 1994.

Tableau récapitulatif de relevés météorologiques : – Page 1 – / – Page 2 -

Étude des transports dans Marseille

Des transports rendus difficiles par la topographie et l’urbanisme

L’immensité de Marseille a rendu difficile le développement des transports. Marseille est une des seules villes de France de plus de 200 000 habitants à ne pas être dotée d’un périphérique urbain. Ceci se traduit par une traversée de la ville obligatoire pour tous ceux qui longent la côte.

Tournée vers la mer, la ville a longtemps « ignoré » l’arrière-pays provençal dont la seule voie de communication a longtemps été la vallée de l’Huveaune, vers Aubagne. Cependant, l’activité portuaire s’est déplacée progressivement vers le littoral nord de la ville, avant de se localiser sur le site de Fos-sur-Mer aménagé dans les années 1960.

Paradoxalement, Marseille est traversée par trois autoroutes qui déversent un flot continu de voitures en plein centre ville: l’A50 (Autoroute Est) qui rejoint Aubagne et Toulon, l’A55 (Autoroute du Littoral) qui joint la zone de Vitrolles, les installations industrielles de l’étang de Berre et Fos-sur-Mer et l’aéroport à Marignane et l’A7 (Autoroute Nord) qui dessert Aix-en-Provence et Lyon. Le tunnel Prado-Carénage, ancien tunnel ferroviaire reconverti en 1993 en tunnel routier à péage, relie l’extrémité de l’A50 au Vieux Port, tout près de la sortie de l’A55. La Rocade L2, dont la livraison ne cesse d’être repoussée, achèvera en fait une sorte d’intraphérique d’une totalité de 35 km. Elle devrait, à terme, permettre de désengorger le centre ville en rendant possible un contournement par l’est.

 

 

Outre les contraintes géographiques, l’urbanisme sur un tissu urbain marqué par la sédimentation de l’histoire rend tous les transports difficiles.

La ville s’est développée autour de l’ancien port grec devenu « Le Vieux-Port », notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, période pendant laquelle, elle a connu un développement important, stimulé par la croissance du commerce vers le nouvel empire colonial français : l’Algérie, le Levant et l’Extrême Orient. La rue de la République est un exemple de cet urbanisme du second Empire avec son allure haussmannienne.

 

 

Le franchissement de l’obstacle naturel qu’est le port avait été résolu par la mise en place d’un pont transbordeur en 1905, dynamité par les allemands en 1944. Le franchissement du port a été rétabli par la mise en place dans les années soixante-dix de tunnels sous-marins.

 

La migration pendulaire à Marseille

 

La migration pendulaire est un phénomène caractéristique des grands ensembles urbains et de la division spatiale des activités. L’expression désigne les déplacements quotidiens des personnes de leur domicile à leur lieu de travail et inversement. Les plages horaires déterminées justifient le qualificatif pendulaire.

À Marseille, ce phénomène peut recouvrir différentes réalités sociales, économiques ou fiscales.

Les lieux où sont concentrés les emplois sont généralement situés au centre-ville, car l’urbanisation va de pair avec la tertiarisation des emplois et la centralisation administrative. Le centre-ville est particulièrement attractif pour ces activités. Par ailleurs, dès l’après-guerre, le développement important des zones urbaines a posé un problème de logement qui se résout avec l’extension de la surface des aires urbaines, et la création de banlieues. Ainsi, de manière générale, les logements se situent à la périphérie des villes, et les emplois, au centre-ville. Plus récemment, certaines zones urbaines voient une partie de leur population, à la recherche d’un meilleur cadre de vie, déserter la ville pour les zones moins urbanisées tout en y conservant leurs activités professionnelles. Par conséquent, aux heures de début et de fin de journée active, les travailleurs se déplacent dans le même sens (extérieur-intérieur le matin et intérieur-extérieur le soir).

 

 

Ces migrations s’observent aussi au niveau interrégional dû généralement à des écarts importants du volume de l’emploi. De nombreux problèmes sont liés à ces migrations pendulaires, car ces déplacements se font généralement en automobile, ce qui encombre les axes routiers. Les migrations pendulaires sont également une source gigantesque de pollution à cause, entre autres, de la production de gaz carbonique par les automobiles. La réduction de plus en plus importantes des temps de trajets interurbains des transports en commun, tel les train à grande vitesse, augmente le rayon qu’il est possible de parcourir quotidiennement pour se rendre à son lieu de travail.

Ce mode de vie, schématisé par le slogan populaire métro-boulot-dodo, est également une des composantes du stress des travailleurs, coincés dans les bouchons.
Statistiques de trafic et heures de pointe sur Marseille :

850.000 véhicules par jour sur l’ensemble des autoroutes de l’agglomération.

Les créneaux 7h30-9h30 et 17h30-19h30 sont à éviter si possible :
- Entre 7h30 et 9h30, on constate en moyenne 3 km de bouchon ou de ralentissements sur les 4 autoroutes (A7, A50, A51, A55), en direction de Marseille.
- Entre 17h30 et 19h30, on observe entre 1 et 5 km de ralentissements dans les 2 sens.
- Cela représente, pour le trajet Aix/Marseille par exemple, un temps de parcours moyen d’environ 1 heure au lieu d’1/2 heure habituellement.

 

Les transports publics

Les transports publics sont gérés par une régie municipale la Régie des Transports de Marseille (RTM) pour les bus et le métro mais le nouveau tramway a été concédé à un consortium — Le Tram — regroupant la RTM et le transporteur privé Véolia. Le réseau est articulé autour de :

* un réseau de bus comprenant 78 lignes et 2272 arrets
* deux lignes de métro, en partie souterraines, d’une longueur totale de 19 km (le Métro de Marseille est un métro sur pneus dérivé de la technologie mise au point par la RATP et mis en service à partir de 1977) avec 26 station,

* un réseau de tramway de 11 km comportant deux lignes (Noailles – Les Caillols) et une ligne (Euroméditerranée – La Blancarde) qui a été mis en service commercialement partiellement le 1er juillet 2007 — les travaux du tunnel Noailles ayant pris un retard très important.
Le métro permet assez bien de parcourir rapidement le centre et la banlieue qu’il dessert mais dispose d’horaire limité (fermeture du réseau à 21h en semaine) et reste dépendant d’un réseau de bus qui l’alimente en usagers dans une ville finalement peu dense. Le réseau de bus, qui permet de desservir le moindre recoin de territoire, est marqué par une lenteur notable (considéré comme le réseau le plus lent de France) et des fréquences de passage peu élevées. Une seule et unique ligne, le 21, affiche une fréquence journalière de 5 à 7 min , celui-ci manque de couloirs protégés notamment dans le centre. Les quelques couloirs en place sont mal respectés, tant par les particuliers que par les professionnels. Le nouveau tramway devrait être l’occasion de revaloriser les transports en commun, point de faiblesse notoire de la ville. Cette amélioration reste limitée aux quelques quartiers qu’il dessert, il profite essentiellement à une partie des quartiers Est. Dans le centre, il dessert des quartiers déjà bien desservis par le métro où il est plus attendu par la municipalité comme catalyseur d’une revalorisation urbaine du centre ville. Certain secteurs, dans les arrondissements dits centraux, restent très mal desservis notamment autour de Saint-Victor et de la Belle de Mai.

 

 

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Marseille cosmopolite et évolution de la population

 

Marseille a toujours été le « carrefour du monde ». À la fin du XVIIIe siècle, la moitié de la population n’était pas d’origine marseillaise : parmi les principaux groupes d’étrangers se trouvaient les Italiens (Génois ou Piémontais pour la majorité) ainsi que des Espagnols, Grecs ou Levantins.

La cité phocéenne a accueilli plusieurs groupes nationaux durant le seul XXe siècle : Italiens pauvres et Grecs à partir de la fin du XIXe siècle, Russes émigrés en 1917, Arméniens en 1915 et 1923, Espagnols après 1936, Maghrébins depuis l’entre-deux-guerres, Africains après 1945, Pieds-Noirs après 1962.

Marseille est la première ville corse de France, la seconde ville arménienne et compte environ 200 000 musulmans (25% de la population), 80 000 israélites, 50 000 protestants et plus de 10 000 bouddhistes.
Pour commémorer les 2600 ans de la ville, toutes les composantes du cosmopolitisme local étaient réunies: 6.000 artistes de toutes les origines, affirmant leur fierté d’être Marseillais, proposèrent des spectacles aussi divers que des danses orientales, hip-hop, rap, chants provençaux, techno, percussions africaines, polyphonies corses ou variété française. Son succès fut rendu possible grâce à une forte mobilisation d’artistes, instituteurs, employés de mairie, tous bénévoles.

Les jeunes dans les quartiers, se rencontrent, vivent et agissent ensemble se retrouvent une fois l’an à la Fiesta des suds (quatre concerts par soir, 25 000 m2 de musique, de fête, deux salles de concerts) ils sont « fiers d’être marseillais » et d’aimer l’OM malgré ses vicissitudes.De nombreuses fêtes de quartiers ont lieu durant l’été et permettent à tous de ce rencontrer : Fête du Panier, de La Plaine, de la Belle de Mai…

Évolution de la population

Après une grave crise dans les années 1970 et 1980, où la population passe de plus de 900 000 à moins de 800 000 habitants, l’État et les autorités marseillaises décidèrent dans les années 1990 et 2000 de relancer l’économie marseillaise : le programme Euroméditerranée est un vaste programme visant à attirer les entreprises et s’accompagnant d’une importante réhabilitation urbaine dans les quartiers du centre ville jouxtant le port autonome.

Aujourd’hui, la 2e ville de France avec plus de 820 000 habitants, Marseille constitue la 3e unité urbaine du pays après Paris et Lyon avec 1 350 000 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues et Vitrolles à l’ouest et Aubagne à l’est.

 

 

Le centre ville de Marseille

 

Le renouveau du centre ville et la nouvelle image dont elle jouit, matérialisés par les travaux importants, notamment dans le cadre du projet Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles, la Belle de Mai et les anciens docks.

La ville se veut le carrefour de la Méditerranée et de l’Europe et une forte médiatisation, attirent sans cesse de nouveaux touristes. Marseille compte désormais 6 hôtels 4 étoiles ce qui est peu comparé aux 14 de Lyon mais un gros progrès par rapport à il y a une dizaine d’années, toutefois peu de congrès et de séminaires se tiennent à Marseille.

En l’espace de 10 ans, Marseille a multiplié par 30 le nombre de croisiéristes y faisant escale, avec des paquebots de plus en plus prestigieux, comme par exemple le Queen Mary II.

Depuis la fin des années 1980, Marseille jouit d’une image positive, lieu de solidarité et de pacification interethnique. L’image de la ville passe peu à peu d’une Cité mal famée où prospère le «milieu» à une ville largement ouverte sur la mer bénéficiant d’un site unique, à la pointe de la mode et de l’art. La mise en service du TGV Méditerranée a favorisé cet engouement mettant la Canebière à 3 heures de Paris.

Néanmoins, derrière cet apparat, la ville souffre toujours d’un taux de chômage élevé (12%) qui, bien qu’en forte baisse (Celui-ci a chuté de 8 points de pourcentage entre 1995 (20%) et 2005 (12%)), reste préoccupant.

Enfin, les prix de l’immobilier n’ont jamais été aussi élevés de toute l’histoire à Marseille (2 652 € le m2 en moyenne), qui se paie désormais le « luxe » d’être pratiquement aussi chère que Lyon (2 662 € le m2) et presque aussi chère, du moins dans les 7e et 8e arrondissements que Nice (3636.2 € le m2).

 

 

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